La thérapie de soutien
pour malades chroniques
services
spécialisés

Formations et services pour les professionnels du secteur sanitaire.
Formations et services pour les professionnels du secteur social.
Accompagnement psychologique et thérapie pour les malades chroniques et les particuliers.
Formations et services pour les professionnels de l'entreprise.

Récapitulatif des services


Modalités d'interventions

Formation

Analyse des pratiques

Supervision

Dynamique de groupe

Psychothérapie

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> psychologie de la santé <

Démarche thérapeutique de soutien

Dans cette approche, les entretiens psychologiques s'effectuent en face-à-face. L'objet de la thérapie en relation d’aide (de soutien) est avant tout la rencontre entre deux êtres humains. Sa spécificité est de faire appel à la notion de « conseil ». Le conseil dont il est question ici ne consiste pas à imposer son point de vue ni d’avoir recours à des solutions toutes faites. Un « conseil » se tient à deux, afin d'éveiller les ressources de la personne et de l’aider à actualiser son potentiel dans une situation nouvelle, celle de la maladie. L’entretien est dynamique, son allure est conversationnelle, le thérapeute étant en interaction langagière permanente avec la personne.

Vers l’intégration de la maladie

La maladie chronique peut survenir à n’importe quel moment dans la vie d’une personne. Le point commun à l’ensemble des afflictions chroniques est que la personne concernée va être confrontée au domaine du soin avec régularité et non de manière exceptionnelle. Les personnes dans ce cas sont très souvent en demande d’un accompagnement spécifique, notamment celui de « faire un point sur sa vie ».

L’événement « maladie » commence généralement après l’annonce du diagnostic grave, qui constitue en soi un traumatisme pour le patient. L’expression émotionnelle de ce traumatisme peut prendre différentes forme, par exemple : la sidération psychique, la colère, le déni ou la dépression…

Ce traumatisme doit être géré sous peine d’être un facteur aggravant. Sa gestion consiste à favoriser l’acceptation et l’intégration de la maladie qui, de fait, vient faire effraction dans la dynamique de la vie de la personne. Il lui faudra lui définir une place, qui reste à construire. C’est pour le sujet une nouvelle expérience à laquelle il doit apprendre à faire face.

Restaurer les besoins fondamentaux

Les pathologies somatiques de type chronique perturbent les besoins fondamentaux de la personne atteinte et ce à différents niveaux :

Les besoins physiques : d’apaisement des douleurs, auxquels s’ajoutent bien souvent la nécessité d’un traitement.

  • L’individu ayant une maladie organique est en relation constante avec la thérapeutique médicale. Il y a une lutte contre la "chose médicale" angoissante et brutale car renvoyant à la maladie elle-même.
    Une thérapeutique de soutien est bien souvent utile à la personne afin de ne plus subir un sentiment d’isolement dans lequel la plonge sa maladie.

Le besoin de sécurité : de la part de l’entourage mais aussi des experts soignants (médecins, équipe médicale, psychologue,…).

  • Toute maladie crée des dépendances (dépendance à un traitement, aux médecins, aux autres suite à une altération fonctionnelle,…).
    Un des objectifs thérapeutiques est d’aider la personne retrouver une sécurité interne et à récupérer son autonomie.

Le besoin de reconnaissance : qui doit se rééquilibrer autour d’une estime de soi souvent malmenée.

  • Aider la personne à accepter sa différence, à être tolérante avec elle-même.

  • Développer sa confiance en soi.

Le besoin d’appartenance : la personne n’est plus reconnue comme « bien portante » et en tant que malade est affiliée à de nouveaux groupes.

  • Aider le patient à élaborer sa maladie et faire « le travail de la maladie» (Pedinielli, 2000). Très souvent dans le cadre de la maladie somatique, apparaît une notion de culpabilité : « Pourquoi moi ? », s’engage alors une recherche sens, de représentation de la maladie… L’accompagnement de soutien consiste à encadrer cette quête de sens et à la soutenir vers l’élaboration de représentations porteuses.

Le besoin d’identité : du fait de la maladie, la question identitaire est interrogée vers une nouvelle construction.

  • L’objectif est d’aider la personne à s’adapter et à accepter son handicap. Veiller à ce que la maladie ne soit pas au premier plan (vivre pour la maladie), mais replacer la personne au centre de l’attention qu’il porte aux choses qui le concernent. Sans nier la maladie (vivre avec), favoriser l’acceptation d’une nouvelle identité, celle d’un être humain malade certes, mais d’humain avant tout avec des espoirs et des désirs.

Le besoin de réalisation personnelle : les compétences antérieures, la privation de certaines activités et la capacité à se projeter dans l’avenir peuvent être altérées par la maladie, aussi le sujet est amené à redéfinir ces aspects pour lui permettre d’atteindre ses objectifs de vie.

  • Faire le point avec la personne de ce qu’elle peut encore faire entièrement, faire partiellement, et ne plus faire du tout. Renforcer les activités existantes, aider le patient à s’adapter à sa nouvelle réalité en fonction du degré d’altération dû à la pathologie. Développer sa capacité à faire des choix, à se responsabiliser et à assumer sa nouvelle vie.

Eva TAZOPOULOU - Eric KRETZ

 

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