|
|||||||||||||||||||||||||||||
| La notion de stress | |||||||||||||||||||||||||||||
|
introduction Depuis la fin des années 1950, dans les pays industriels, la
fréquence des effets pathologiques du stress augmente dans l'ensemble
de la population. Définition Le stress : Agent ou processus physique, chimique ou émotionnel
qui s'exerce sur l'organisme et provoque une agression ou une tension
pouvant devenir pathologique. Historique du concept de stressLa première publication scientifique sur le sujet date de 1936, elle fut écrite par Hans Selye un médecin canadien d'origine hongroise. Le stress, syndrome général d'adaptation, désignait à l'origine la réponse ou réaction non spécifique de défense se déroulant à l'intérieur de l'organisme. Puis la signification du terme s'élargit pour englober l'agent responsable de cette réaction = élément stresseur. Les trois phases du stressLes manifestations biologiques du stress et les réactions à cet état diffèrent en fonction de chaque individu. De façon générale, elles évoluent en trois phases successives : 1. Phase d'alarme ou phase initiale, avec mise en jeu des mécanismes de défense de l'organisme par l'intermédiaire d'une sécrétion accrue d'hormone corticosurrénale ; elle s'accompagne d'un état de choc avec chute de la tension artérielle, abaissement de la température centrale, accélération du rythme cardiaque et respiratoire, élévation de la glycémie, augmentation de la sudation, dilatation les pupilles et ralentissement de la digestion. 2. Phase d'adaptation ou phase de résistance, pendant laquelle les mécanismes mis en jeu lors de la phase d'alarme se compensent ou même s'inversent, avec élévation de la tension artérielle et de la température. Si l'agression ne s'arrête pas, le corps demeure en alerte et ne peut plus compenser les dommages provoqués par cette alerte. 3. Phase d'épuisement : si les facteurs du stress persistent, les mécanismes d'adaptation sont dépassés et cèdent. Une agression prolongée affaiblit notamment les réserves énergétiques de l'organisme, du fait de la dépense occasionnée par la réponse à l'agression. Les principaux systèmes impliqués- Le système nerveux : sa stimulation aboutit à la sécrétion d'hormones, les catécholamines, et notamment de l'une d'entre elles, l'adrénaline. Cette réaction est très rapide et assez brutale. - Le système endocrinien : au cours d'une réponse
beaucoup plus lente, il sécrète de la cortisone. Les manifestations cardio-vasculaires se caractérisent, en particulier, par une accélération de la fréquence cardiaque et une augmentation du débit sanguin. La libération de cortisone va se traduire par un mauvais fonctionnement du système immunitaire ou par certains ulcères de l'estomac. Des conséquences sur la santéLa liste est longue des méfaits imputables au stress, car tous les organes peuvent être touchés par des déséquilibres hormonaux qui auraient dû n'être que momentanés et qui se sont installés à demeure : maux de tête, douleurs dorsales, insomnie, irritabilité, anxiété, fatigue, troubles gastro-intestinaux, affections cardio-vasculaires, dermatologiques, endocriniennes, gynécologiques... hypertension, infarctus, troubles du rythme cardiaque, mort soudaine, arthrite, ulcères d'estomac, accidents vasculaires cérébraux... Le psychisme n'est d'ailleurs pas en reste. Le stress peut aussi être source de malaise d'origine neurovégétative (palpitations, syncope) et engendrer ou perpétuer des troubles du comportement (tabagisme, alcoolisme, boulimie, anorexie, abus de médicaments et addiction aux drogues). A l'extrême, chez des individus fragilisés, cette surcharge psychique peut entraîner dépression et confusion mentale. Le stress a aussi des conséquences sur le système immunitaire. Il est en effet établi que le système nerveux central et le système immun communiquent. Or, en présence des hormones du stress, la synthèse et la sécrétion de certaines cellules du système immunitaire (les cytokines, notamment) sont perturbées. Il inhibe la réponse immunologique et, de ce fait, diminue la combativité de l'organisme face à une invasion de microbes ou à la multiplication anarchique des cellules cancéreuses. Il joue un rôle dans l'apparition de la tuberculose et réactive le virus de l'herpès et celui d'Epstein-Barr (impliqué dans l'apparition de certaines tumeurs). Le stress a donc des conséquences mesurables sur la santé. Les traitementsLe traitement des troubles dus au stress se limite parfois à soulager par des médicaments appropriés les symptômes physiques tels que l'hypertension... L'association avec un traitement psychologique est souvent recommandée, afin d'aider la personne à atténuer la source du stress ou à apprendre à l'affronter plus efficacement. D'autres méthodes sont recommandées pour gérer son stress : avoir une alimentation équilibrée, notamment en vitamines, pratiquer un sport ou une activité physique régulière, faire des exercices de respiration, apprendre à gérer son énergie par des exercices de relaxation... Eric KRETZ
|
|
|||||||||||||||||||||||||||
| Accueil | Présentation | Théories Psy. | Bibliographie | Contact | Plan du site | |||||||||||||||||||||||||||||
PSYCAP
- La Psychologie au service de la Santé Institut de formation & Cabinet de psychologie |
|||||||||||||||||||||||||||||